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Marielle Franco toujours avec nous

dimanche 29 avril 2018, par Bureau SNES-FSU Guadeloupe

À 38 ans, Marielle Franco a été exécutée de 4 balles dans la tête le mercredi 14 mars 2018 à Rio de Janeiro.
Son chauffeur Anderson Pedro Gomes a, lui aussi, été assassiné.

Le SNES-FSU Guadeloupe adresse ses plus sincères condoléances à la famille, aux ami.e.s et aux proches de Marielle Franco et d’Anderson Pedro Gomes.

Issue de la favela de Mare, Marielle Franco avait eu le courage de s’engager en politique, de revendiquer son afro-ascendance et le racisme qu’elle subissait, de lutter pour le féminisme, d’affirmer son homosexualité, de dénoncer les violences policières envers les habitants des favelas.

Tous ces combats progressistes en faisaient une cible pour l’extrême-droite brésilienne et le pouvoir personnifié par le président non-élu Michel Temer.

Lorsqu’elle a été exécutée, Marielle Franco sortait d’une réunion sur la discrimination des femmes noires. Quelques jours plus tôt elle dénonçait, les exactions commises par la police militaire elle même partie prenante dans les trafics de drogues et les rackets. Les balles qui ont servi à assassiner Marielle Franco provenaient des stocks de la police fédérale. Ils se sentent intouchables : ils peuvent tuer une élue, une fanm doubout, c’est qu’ils peuvent liquider chacun.e de celles et ceux dont elle portait le combat. C’est bien un assassinat politique dont l’objectif est de faire taire les figures progressistes à l’instar de Gandhi, Martin Luther King, André Aliker ou Dulcie September.

Le SNES-FSU Guadeloupe exprime publiquement sa tristesse et sa solidarité au peuple brésilien, dans un contexte social très inquiétant où les violences policières sont en constante augmentation en particulier à l’encontre des populations les plus discriminées.

Au contraire de ce qu’avait souhaité les commanditaires de ce crime, les combats de Marielle Franco ont rencontré un nouvel écho dans le monde entier. Le SNES-FSU Guadeloupe sera une de ses voix.

Au nom des droits humains, nous interpellons vivement les autorités françaises et guadeloupéennes sur la gravité de la situation au Brésil afin d’agir en conséquence et d’apporter des réponses concrètes.

À l’instar d’Amnesty International, le SNES-FSU Guadeloupe demande aux autorités brésiliennes de diligenter sans délai une enquête approfondie, impartiale et indépendante qui permettra d’identifier non seulement les tireurs, mais aussi les personnes qui ont commandité l’assassinat.

Marielle Franco Vive

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